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Avant
de faire de la radio, j’en ai écouté une qui m’a donné
envie d’en faire. Quand j’étais môme, j’approchais
mon petit poste grandes ondes de mon magnétophone
et j’enregistrais les pubs (bizarrement pas la musique !) diffusées
sur RTL. Ensuite je faisais de fausses émissions dans ma chambre, je
parlais dans le vide sans le moindre micro et envoyais les fameuses pubs ! Si
vous avez visité d’autres sites persos d’animateur radio,
vous avez du retrouver un début d’aventure à peu près
semblable. Tout comme écouter la radio le soir dans son lit avec un petit
écouteur dans l’oreille, on est nombreux à l’avoir
fait. Je me souviens encore de Max Ménier et son émission destinée
aux chauffeurs routiers, un vrai régal.
Mon
premier contact avec un studio de radio a été au tout début
des années 80, c’était en Belgique, quelqu’un m’a
fait visiter une radio appelée Radio MINI MAX, j’ai eu le coup
de foudre ! Je crois me souvenir que cette radio s’appelait ainsi car
elle diffusait un minimum de bla bla et un maximum de musique, j’avais
trouvé l’idée bonne. C’est vers
1984 que dans mon petit village normand de 2000 habitants je voyais naître
une radio locale, une bande de copains avait décidé de se jeter
dans l’aventure, avant tout pour s’amuser. ANDELLE
FM a vu le jour, à partir de ce moment, j’ai complètement
abandonné les « grandes ondes » pour la FM, quel bonheur
c’était d’entendre une telle qualité sonore sans être
dérangé par les parasites du frigo ou de la mobylette Motobecane
dernier cri !
Ça me faisait drôle d’entendre ces mecs faire de la radio
alors que j’en croisais certains dans la rue tous les jours, j’ai
tout de suite accroché et je me suis dit « j’veux faire pareil
». Je me souviens notamment des émissions de Joachim B, Xavier
C, et du tout premier hit parade, un pur régal pour moi, dès que
je le pouvais, j’enregistrais les émissions, comme ça, je
pouvais me repasser les cassettes pendant les vacances d’été
à la montagne !! Aujourd’hui malheureusement, je n’ai plus
aucun de ces enregistrements, si par bonheur vous en avez, contactez-moi.
La
première fois où j’ai réellement mis les pieds dans
les locaux d’ANDELLE FM c’est à Eddy B que je la dois, il
m’a fait visiter et m’a proposé de faire un essai, j’étais
plutôt réticent (c’est comme ça les garçons
timides !) mais finalement j’ai accepté. Après un premier
test, Eddy a trouvé ça « vachement bien » alors que
moi je me trouvais nul. Je ne sais plus comment cela s’est enchaîné
ensuite mais j’ai été autorisé a faire une émission,
c’était le jeudi en fin d’après-midi, entre 17h et
18h30 si je me souviens bien. Il a fallu trouver un pseudo, lagrande
mode de l’époque, et puis aussi parce que mon prénom était
déjà utilisé par un autre. J’ai choisi un pseudo
anglophone, il ne pouvait en être autrement, je trouvais que ça
« faisait bien », ne riez pas…
Les auditeurs (pas tres nombreux malheureusement) ont donc entendu un nouveau
venu qui se faisait appeler « Jim », qu’est ce que je l’ai
aimé ce pseudo, d’ailleurs tout le monde m’appelait comme
ça à la radio, grande classe !
J’ai appris beaucoup de choses à ANDELLE FM, pour ne pas dire tout.
La station m’a fait confiance et j’ai donc exercé un peu
tous les métiers grâce à des contrats divers, comme les
fameux TUC ou SIVP, des contrats permettant à l’association d’avoir
de la main d’œuvre pas trop chère et de faire fonctionner
la radio 24 heures sur 24. Je réalisais des messages pubs, des bandes
pour la nuit et continuais de présenter quelques émissions musicales,
si j’avais pu coucher dans les studios, je crois que je l’aurais
fait !
Un
jour, ANDELLE FM a voulu grandir en s’ouvrant au marché publicitaire,
malheureusement en zone rurale les annonceurs ne se bousculent pas au portillon
et il devenait difficile de faire vivre la radio, étant devenu salarié
entre temps, ça devenait impossible de me garantir un salaire, de plus
l’association s’était endettée pour l’installation
d’un pylône, la radio a donc coulé, triste souvenir. Eddy
B et un autre ami, Christophe D, ont bien tenté de reprendre la radio
sous un autre nom (NEWS FM) mais impossible de faire face aux dettes trop importantes,
les locaux de la rue Général de Gaule ont été définitivement
fermés quelques jours seulement après les premières émissions
de NEWS FM.
Me
voilà au chômage, j’en profite pour glander un peu, tout
en donnant de temps en temps des coups de main à un copain qui bosse
à NOSTALGIE Evreux, il suffisait de passer les pubs locales (sur cassette
!), cela m’a permis de me faire connaître auprès du patron
de la radio qui gérait aussi NOSTALGIE Rouen, du coup, j’ai passé
pas mal de week end à diffuser des pubs locales sur Rouen, ça
m’apportait un peu de sous, vraiment pas beaucoup mais tout de même
un peu plus qu’à LASER FM où je
présentais les infos et où je n’ai jamais rien perçu,
mais ça fait partie du métier paraît-il ! LASER FM avait
la particularité de ne diffuser rien d’autre que de la musique
à partir d’un simple ordinateur et d’un chargeur CD ! Comme
un juke-box si vous préférez. Elle était installée
dans l’appartement d’un particulier à Oissel près
de Rouen, elle aussi à coulé
Un
jour, alors que je travaillais en intérim pour l’EDF (je relevais
les compteurs, passionnant !), j’ai entendu sur RVS qu’un casting
était organisé pour trouver de nouveaux animateurs, j’ai
postulé. RVS était la « grosse radio » de la région,
première sur toute la Haute Normandie, un vrai réseau régional,
fallait pas que je loupe ce casting. On était une bonne douzaine à
se retrouver dans un studio en attendant qu’on nous appelle pour déballer
quelques mots au micro. J’avais la trouille mais voyant la tête
de certains, je me suis dit que je n’étais pas le seul et ça
m’a rassuré. Viens mon tour, je m’installe pas tres fier
devant un micro que je n’avais jamais vu auparavant, un truc de pro qui
devait coûter au moins un an d’économie à une petite
radio associative ! On me demande
de parler sur 2 ou 3 disques et de conclure par une météo, c’est
tout. Une fois terminé, j’entends dans le casque le réalisateur
me dire « ok, merci, on vous rappellera », là pour moi, c’était
râpé !! Mais finalement quelques jours plus tard j’ai reçu
un coup de fil pour m’annoncer que la radio avait retenu ma candidature
et qu’il fallait que je revienne pour m’entraîner et apprendre
quelques techniques avec l’un des animateurs, celui que j’écoutais
et adorais, Vincent N. Cet homme-là m’a appris des tas de trucs
sur la radio, je ne le remercierai jamais assez, en plus il me faisait marrer
avec ces blagues et ses gimmicks. Après quelques soirs passés
avec Vincent et un autre « stagiaire », j’ai pu rejoindre
l’équipe des animateurs et ainsi trouver une place sur la grille,
comme tout débutant, je faisais la nuit, minuit/5h30, heure à
laquelle je retrouvais Vincent qui animait la matinale.
RVS
m’a permis de me perfectionner et aussi de rencontrer des gens qui sont
aujourd’hui pour la plupart sur des radios nationales ou en télé.
Vous pouvez retrouver ses animateurs sur le site consacré à RVS
(www.rvs.fr.fm), vous y trouverez
aussi l’histoire de la radio et de sa triste fin.
Quand
le nouveau directeur des programmes d’RVS m’a viré, j’ai
envoyé une cassette à RADIO France NORMANDIE, toujours à
Rouen, son responsable des programmes,
Gabriel V, m’a appelé, on s’est rencontré et m’a
posé quelques questions, histoire de voir si j’avais un niveau
de culture général et musicale pas trop au ras des pâquerettes…
Alors là, je crois qu’il a failli avaler sa cigarette lorsqu’il
m’a
demandé le nom de l’interprète du « Gorille »
et que je lui ai répondu Marcel Amont !!!!!!!!!! La honte de ma vie !
Finalement il ne m’en a pas trop voulu puisqu’il m’a accepté
dans son équipe pour faire les week end.
On
dit qu’on apprend tous les jours dans ce métier mais c’est
vrai, grâce à Radio France j’ai pu faire des interviews en
direct, chose que je n’avais jamais réalisé jusque là,
et aussi travailler avec un réalisateur, c’est fou ce que ça
change par rapport au travail dans les radios privées où l’on
fait tout soi-même, mais je dois bien avouer que je préfère
bosser seul à la console. Je suis resté
trois ans à Radio France et j’ai beaucoup aimé mais je voulais
passer à autre chose, je reprends donc contact avec Vincent N qui s’occupait
à l’époque des stations locales du réseau EUROPE
2, Vincent me propose de devenir chef d’antenne, je décide
donc de quitter Radio France et de partir pour Dijon, mais là, gros problème,
au bout d’un mois j’ai du renoncer pour des raisons familiales et
remonter à Rouen, au grand dam de Vincent qui m’avait bien aidé
à obtenir ce poste.
Dans
la capitale rouennaise je retrouve le chômage pendant environ 3 mois,
ensuite un ami m’appelle pour
me signaler que CHERIE FM Rouen cherche un animateur pour le programme local,
je dis OK, j’ai présenté l’émission du soir
entre 18h et 22h pendant environ 6 mois et ensuite j’ai rejoins RFM (www.rfm.fr).
Voilà, vous en savez
un peu plus ! Je n’ai pas pu citer toutes les personnes qui m’ont
aidé ou que j’ai rencontré, ni m’étendre plus
sur quelques anecdotes, je ne voulais pas trop vous saouler ! Si nous nous sommes
croisés dans ces différentes radios, n’hésitez pas
à m’envoyer un mail,
idem si vous avez des sons ou des photos.
Bonne visite !
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Pascal Langlois & Thomas
Raspal